Pratiques phytosanitaires françaises en 2016: Est-ce qu’on nous a tout dit ?

Rien à faire. Quand je m’ennuie, je lis.  Parfois, je lis des trucs marrants, des trucs drôles. Cette fois, je suis tombé sur  un rapport de  Maxime Simonovici, du SSP – Bureau des statistiques végétales et animales,   dans la revue Agreste Les Dossiers  du mois de février  2019 à propos des «  Pratiques phytosanitaires en viticulture en 2016″ concernant le nombre de traitements et indicateurs de fréquence de traitement  (ITF) dans toutes les régions viticoles françaises.

Pour rappel,  en 2016, dans la continuité du superbe millésime 2015, ce millésime fut une très belle année pour le vignoble français, du moins quand il n’a pas eu à subir les caprices de Dame Nature. Et je peux donc  vous reparler du printemps humide, d’un   été normalement chaud malgré  des problèmes de stress hydrique qui ont bloqué les maturités et  aussi vous chanter la rengaine de ce fameux été indien de 2016…

Ce rapport qui nous (re)met à l’aise avec les pratiques phytosanitaires de ce millésime. Des pratiques  qui ne sont vraiment pas d’un autre temps (Que les moins de 20 ans…).  Hélas,   2016 fut encore une année chimique,  à tous les étages. Et si comme moi vous voulez en savoir plus,   rien de plus simple,  tout est derrière ce lien.    Mais  la carte ci-dessous résume bien la réalité de ces pratiques  par régions, pour le millésime 2016.

Fongique 1

En conclusion, pour 2016, on apprend  que  l’utilisation des produits de traitements  bios représente 12 % de l’IFT total moyen  et que la lutte contre le mildiou et l’oïdium constitue presque l’intégralité des traitements fongicides (93 %). De même, on apprend aussi que le nombre de traitements fongicides  a augmenté de 28 % , entre 2010 et 2016, de manière similaire pour le mildiou et l’oïdium.  Le rapport confirme par ailleurs  l’augmentation de l’utilisation  des produits  de biocontrôle (78 % entre 2010 et 2016) mais cela ne  représente seulement  12 % de l’IFT moyen, soit 4 points de plus qu’en 2010.  On apprend aussi, qu’entre 2010 et 2016,  l’IFT hors produits de biocontrôle a  augmenté de 16 %.

Le moins que l’on puisse écrire, c’est que pour 2016, il n’y avait visiblement pas  de marge pour atteindre le zéro phyto, ni  une foule d’opportunité pour  (re)trouver  les vraies valeurs d’une viticulture raisonnable et raisonnée et nettement moins chimique.  Mais bon, c’était en 2016, et il est déjà trop tard pour y changer quelque chose…

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Auteur : Pascal Jassogne

Journaliste, chroniqueur, oenologue, zytologue et amateur de tout ce qui se boit mange ou se consomme. Grand ami de Bacchus et Gambrinus.

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