Tous les voyants au vert pour un bon millésime wallon

Les vendanges sont prévues vers la fin septembre ou début octobre dans les vignobles à cépages traditionnels, et début à mi-octobre pour les cépages interspécifiques qui ont développé leurs fruits plus tard, soit « une tendance générale précoce, d’une à deux semaines d’avance par rapport à la normale ». La Wallonie compte une nonantaine de vignerons répartis sur l’ensemble de ses cinq provinces, pour un total d’environ 150 d’hectares. Parmi ceux-ci, 45 ont une production significative mais seuls 15 en vivent exclusivement. « La qualité du vin wallon sera excellente cette année malgré une légère perte quantitative, et ce, en raison des incidents climatiques de cette année,  a annoncé Pierre Rion, le président de l’Association des vignerons de Wallonie (AVW), à l’agence Belga. »

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SOURCES: Vignoble de Genval

La véraison s’est bien passée et les actuelles conditions climatiques favorables laissent en effet augurer de bonnes vendanges. Elles devraient débuter,  dans le sud du pays environ deux semaines plus tôt que la normale. Les gelées printanières qui ont touché l’ensemble des parcelles viticoles en avril avaient provoqué une légère panique dans le chef des viticulteurs, ceux-ci appelant même à une indemnisation de la part du ministre de l’Agriculture. Le vignoble des Agaises, qui produit le mousseux « Ruffus », avait même initialement annoncé une perte de 70 à 80% de ses récoltes. « Finalement, les bourgeons étaient encore bien enrobés et ont bien résisté au gel. Ça a aussi été le cas pour les autres vignobles qui travaillent sur des cépages traditionnels« , pointe Pierre Rion, également co-directeur du Domaine de Mellemont. Quant aux parcelles de cépages interspécifiques, à savoir des croisements génétiques résistants davantage aux maladies,elles ont été assez bien touchées, mais une deuxième génération de pousses a pu rattraper les pertes ». Si les vendanges de 2015 avaient permis la production de près d’un million de bouteilles, les récoltes de 2016 avaient baissé de 32%; un chiffre équivalent à celles estimées pour 2017, soit un peu plus de 600.000 bouteilles. La qualité des breuvages devrait en revanche être « excellente » grâce aux chaleurs et à la sécheresse connues cet été. « Elles ont permis d’être épargné par les maladies, principalement le mildiou qui ne s’est exceptionnellement pas manifesté cette année, souligne le président de l’AVW. La Belgique n’est en général pas sensible aux stress hydriques en raison de l’importante réserve des nappes phréatiques et des racines profondes de nos vignes. »

Sources BELGA

 

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Auteur : Pascal Jassogne

Journaliste, chroniqueur, oenologue, zytologue et amateur de tout ce qui se boit mange ou se consomme. Grand ami de Bacchus et Gambrinus.

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