La Bourgogne a retrouvé son calme

Après une fin de semaine chahutée comme c’est chaque fois le cas lors des ventes des Hospices, Beaune a retrouvé, jusqu’au  moins le printemps,  son calme et sa quiétude coutumière. Alors que l’on craignait une  nouvelle flambée des prix, le marché des vins bourguignon est revenu vers des standards  de prix classiques et cela malgré un millésime (2016) fortement érodé  au niveau des volumes disponibles.

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Source: BIVB

Véritable baromètre du marché le vente des Hospices,  dont c’était la 156e édition, a connu des enchères pour 8,4 millions d’euros, ce qui est nettement moins important qu’en 2015, où elles avaient battu un record avec des transactions de 11,3 millions d’euros soit une moyenne de 65,55 euros pour une bouteille. L’an dernier, la France était en deuil à la suite des attentats parisiens. Les ventes de l’Hospice de Beaune avait connu un grand élan de solidarité. Cette année, la pièce de vin (288 bouteilles) s’est vendu en moyenne à 13.833 euros (18.880 euros en 2015, 13.658 euros en 2014) , soit un prix moyen à la bouteille en régression à 48,03 euros.

 

Depuis 2012 et l’intérêt marqué des acheteurs asiatiques pour les vins de Bourgogne, les prix n’ont plus cessé de flamber. En 2012, on avait connu une hausse de 57,7 %, cela a notablement changé le paysage du négoce bourguignon avec des exportations records malgré des stocks historiquement bas. En 2012, on avait vendu 512 pièces pour 5,2 millions d’euros.

Les ventes de l’Hospice vu par l’INA

En 2016, après des ventes très calmes, le marché retrouve donc une certaine sérénité et cela malgré un bon millésime mais seulement 8,4 millions d’euros de chiffre d’affaires, soit une baisse de 25,6 %. Mais cette 156e vente (156-auction-beaune) restera dans l’histoire comme la seconde vente la plus performante de ces dernières années. Le prix moyen de la pièce pour cette édition 2016 est de 13.833 euros (18.880 euros en 2015 et de 13.658 euros en 2014). La pièce la plus chère est un Bâtard Montrachet grand cru (Cuvée Dames de Flandres) vendue 78.110 euros. Le Clos de la Roche Grand cru (cuvée Cyrot-Chaudron), habituellement la pièce la plus chère, a été adjugée 69.550 euros ( 110.000 euros en 2015). La vente des Hospices de Beaune comptait 47 cuvées réparties dans 594 pièces(fûts de 228 litres et 288 bouteilles) auxquelles il faut ajouter deux feuillettes (fûts de 114 litres). Cela représente 21 pièces de plus qu’en 2015. Il y en avait 470 en rouge et 126 en blanc.  La pièce du président de Corton Bressandes Grand Cru mise en vente par Claude Lelouch et Valérie Bonneton au profit de l’ARC (Association de recherche contre le cancer) et Virginie Ledoyen et Kathia Buniatishvili, au profit de la fondation Cœur et Recherches a été acquise par Jean-Claude Bernard, directeur de l’hôtel 4 étoiles du Cep à Beaune et Yan Hong Cao, amatrice de vin et femme d’affaires chinoise, pour le modique somme de 200,000 €. C’est beaucoup moins que celle de l’année dernière, un Corton Renardes Grand cru, adjugée pour 480.000 euros.

 

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Auteur : Pascal Jassogne

Journaliste, chroniqueur, oenologue, zytologue et amateur de tout ce qui se boit mange ou se consomme. Grand ami de Bacchus et Gambrinus.

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